La classe, l’œuvre !
Musées municipaux ville de Rochefort
Les élèves découvrent dans un premier temps la culture aborigène à travers l'art, en particulier les peintures sur écorce, et le récit de contes aborigènes. A la suite de cette immersion, les élèves sont amenés à créer leur chimère aborigène à partir d'animaux caractéristiques de l'Australie et à les peindre en utilisant la même technique que les aborigènes.
L'ensemble du projet est filmé et donnera lieu à la projection de ce film lors de la nuit des musées.
Le musée Hèbre possède une des collections les plus importantes de peintures aborigènes sur écorce de France.
La peinture sur écorce d’eucalyptus du nord de l’australie est une des formes d’art les plus caractéristiques des aborigènes. Les ocres naturels et fusains sont utilisés comme couleurs. des sucs végétaux servent à les fixer. Les thèmes relatent les mythes fondateurs.
Dans les années 1970, la culture aborigène connaît une époque de renouveau, après des décennies d’asphyxie.C’est alors que les peintres aborigènes vont aborder la peinture acrylique et la toile comme support : une manière pour eux de rendre leur mythologie pérenne…
Les élèves sont venus au musée Hèbre découvrir les peintures sur écorce exposées au musée. La médiation était axée sur la culture aborigène et les animaux caractéristiques de l'Australie que l'on retrouve sur les différentes peintures. Lors de cette visite, la médiatrice a raconté plusieurs contes aborigènes mettant en avant des animaux. Les séances suivantes se sont déroulées en classe avec la création de chimères soit des animaux inventés à partir d'animaux vivant en Australie. Puis est venu le moment de la transposition de ces chimères sur trois plaques en bois recouvertes d'une couche de pigment naturel. Ces séances ont donc donné lieu à la peinture de ces formes animales avec des pigments naturels puis le remplissage de celles-ci avec des hachures dites 'Rarrk", motif traditionnel aborigène. Ces 3 grandes plaques seront ensuite accrochés au sein de l'école de manière pemanente et l'institutrice réalise un film retraçant le projet, lequel sera diffusé lors de la nuit des musées.