La classe, l’œuvre !
domaine public
Les apprentis du CFA automobile de Mâcon (filières carrosserie et mécanique agricole) présenteront une série de montages vidéo et sonores donnant à voir et à entendre leur relation au musée, aux œuvres et à leur propre pratique.
Leur regard n’était pas seulement légitime, mais nécessaire. Leurs mots, leurs hésitations, leurs intuitions redonnent viatlité aux œuvres et les reconnectent aux sensibilités actuelles.
Nous avons composé une série de montages pour montrer l’évolution de leur relation au musée, aux œuvres, mais aussi ce qui relie leurs pratiques professionnelles aux œuvres du musée.
Ce rapprochement contribue à déplacer une hiérarchie implicite entre « grand artiste » et « artisan – ouvrier ». Il rappelle que toute œuvre est aussi affaire de main, d’attention, de technique et de patience.
Ce rendu final est l’aboutissement d’un travail amorcé en septembre lors d’une première rencontre avec Cyril Balny, artiste associé au projet La classe, l’œuvre.
Portrait symboliste d'Hélène de Troie, représentée avec de riches atours: bijoux, couronne, ceinture en forme de serpent.
Elle fixe le spectateur mais son regard est difficile à saisir car celui-ci dénote avec la posture et le faste de la mise en scène.
Il ya deux inscriptions sur le cadre:
- la première en grec: Eleni ilhioti/Dusantes/ Adacrus; traduction: Hélène qui se trouve à Troie/ dont l'abord est funeste/ Et qui ne pleure pas.
- un cartel doré: "Hélène/ sur la pourpre étrangère invisible à nos pleurs/ Oublie hellas abandonnée.../ grands Dieux! De roses couronnée/ Hélène rit de nos douleurs!" Lecomte de Lisle
Notre aventure a débuté par une question simple mais vertigineuse :Qu’est-ce qu’une identité ?
Cette interrogation faisait écho au spectacle HERKÜL de Cyril Balny, qui mettait en tension la figure du héros et la construction de soi.
Ainsi la notion d’image de soi a été questionnée: celle que l’on donne à voir, celle lorsqu’on est seul, celle que l’on rêverait incarner.
C’est à partir de ces réflexions que nous avons entamé les visites au musée.
Première séance: chacun a sélectionné une œuvre. Un premier recueil de témoignages a été réalisé à partir d'un questionnaire simple.
La séance suivante, le dispositif a évolué : interviews vidéo entre apprentis
La parole s’est déplacée : elle ne venait plus d’une autorité extérieure, mais d’eux-mêmes.
La troisème phase a permis d'affirmer leur prise de parole et leur vision personnelle sur les oeuvres afin de constituer des capsules vidéo.